Les Elastiques

    Il y a les petits, tous fins.
    Il y a les moyens, avec plus de tenue.
    Et enfin les gros, ceux qui vous serrent.

    Mais vous n’aimez pas les élastiques.
    Pas que vous ne les appréciez pas,
    Juste qu’ils vous tirent vers l’arrière.

    Alors que faire ?
    Les enlever ?
    Les couper ?

    Si cela était si simple…
    Les enlever, certains vous ne pouvez pas,
    Les couper, vous n’êtes pas de ce genre là.

    Alors les petits, on s’y fait.
    Les moyens, on les accepte.
    Et les gros, on les desserre un peu.

    Nous voudrions tellement les ôter.
    Les ranger à leur place,
    Et qu’ils sachent y rester.

    Mais nous ne pouvons.
    Alors nous les regardons,
    Et nous nous retournons.

    Bien que tenu, nous allons de l’avant.
    Et un jour l’élastique, petit ou grand,
    Fera comme tout ses congénères.

    Il s’usera, il s’effritera et cédera tout seul.
    Par le temps, parce qu’il n’est pas éternel.
    Et là nous nous retournerons encore.

    Nous le ramasserons et le jetterons.
    Il ne sera plus, mais nous si.
    Alors nous attendrons le suivant.

    Et un jour, tous auront cédé,
    Tous s’en auront disparu.
    Et vous ne serez plus tenu.

    Tenu par vous, par votre vie,
    Mais plus par ces élastiques.
    Et enfin vous pourrez avancer totalement librement.

Laissez votre commentaire !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *