En Question : Dire que l’on est imparfait, sous tend notre perfection ?

Bonjour à toutes et tous,

Je voudrais poser une question qui m’a interrogé, à savoir : dire que l’on est imparfait, sous tend notre perfection ?

Et non sous-entendre, bien sous tendre.

La question qui m’a assailli est de me demander si assumer et accepter ses imperfections, donc sa perfectibilité, nous rendait-il meilleur ? Et donc cela était-il la trame de notre perfection en devenir ?

Donc aucune fausse modestie de renverser le paradigme par pure rhétorique, mais bien une question de fond qui tend à flirter avec celle de la rhétorique parfois. Toute l’imperfection de la question est alors résumée !

Alors, parfait ou pas parfait dirait-on ?

En fait, l’idée de sous tendre, outre le jeu de mot jamais anodin, est de créer des fils de perfection, des fils légers, mais des fils donnant une trame légère permettant de poser puis construire si nous le voulions.

En fait (bis), l’idée (bis) est de parler de déclic. Assumer son imperfection permet de tisser cette trame sur laquelle nous pouvons construire notre chemin de perfectionnement.

Mais juste cela donne la possibilité, pas et rien de plus.

Et la trame faite de fils léger est … légère et frêle !

Pour tisser dense puis construire un bâti dessus, il faudra bien travailler !

Donc, une ouverture plus qu’une évidence.

Mais là où cela reste quand même paradoxal, c’est qu’il est alors nécessaire d’assumer son imperfection pour possiblement avancer vers la perfection.

En fait (ter), la perfection est d’une part un état idéal et tout autant d’autre part le temps long permettant d’y arriver. Donc à la fois chemin et destination dans le même terme …

De là, la problématique alors ?

Notre langue si riche, nous joue-t-elle alors des tours et nous mixe-t-elle des sens dans le même et unique mot ?

Trop facile comme excuse, je me permettrais.

Mais ne l’oublions pas quand même, gardons et conservons à l’esprit cette subtilité qui ne nous est pas explication totale.

Je pense alors que nous ne pouvons désintriquer ces notions de perfection et d’imperfection, d’acceptation de l’opposé pour mieux aller vers.

La vie et l’humain sont complexes, mais les notions humaines font poindre à un moment un niveau de complexité autre, qui n’est pas le compliqué, mais le réellement et profondément humain au sens métaphysique et existentiel. L’humain se posant des questions sur des questions en tentant d’approcher par son imperfection la perfection de la pensée et de la vie.

La philosophie c’est la vie, et inversement !

Et ce genre de question et questionnements en conséquence, ne font que nous sentir bien humbles et petits devant la grandeur des conséquents.

Alors perfection et imperfection, je ne sais en fait.

Imparfaite je suis, évidence. Le chemin de la perfection, au sens d’aller vers cet idéal, oui bien sûr que cela est tentant, mais la réelle perfection alors !

Je veux dire, être parfaite dans un monde imparfait, ou inversement, est un anachronisme, une dureté, un destin malheureux.

La réelle perfection, au sens idéal, est la perfection du monde et de l’Univers entier.

Donc si le chemin est de cheminer vers ma perfection, sans avancer avec le monde, les autres et l’Univers, à quoi bon ?

Ne serait-il pas plus vivant de rester sur mon chemin d’imperfection, même si j’ai assumé mes imperfections ?

L’acceptation est alors la moitié du chemin ? Cela semble assez sophiste et facile encore pour le coup …

Mais jamais totalement innocent.

Cette question va rester encore longtemps une grande question au sens de ses intrications et implications complètes, ce qui ne m’empêchera pas de tenter les chemins.

Voila, c’est dit !

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