Le Forgeron de la Caverne

    Un jour il partit, il quitta son village. Laissa ses amis et son travail.

    Il n’avait pas de famille. Ni mère, ni père connus. Ni fratrie.

    Ses amis étaient ses clients. Son travail était forgeron.

    Il travaillait le fer, il forgeait des glaives, des épées, des boucliers et autres pièces de combat.

    Sa forge était reconnue et avait fait gagner tant de combats.

    Mais, il partit.

    Un matin, tôt, comme il se levait. Sans rallumer la braise de la forge de la nuit presque éteinte.

    Un sac, un bâton et aucun fer.

    Il ne pouvait plus voir le fer, il avait besoin d’autre chose.

    Alors, il partit.

    Dans la direction que le soleil lui donnait, vers des contrées, ou une contrée, où la lumière du soleil serait plus longue.

    Du feu, il cherchait dorénavant la lumière.

    Plus de chaleur, mais de la douceur.

    Puis, marchant au rythme des rayons de lumière, il traversa moults contrées, forêts et autres lieux. Peu de personnes.

    Son chemin était solitaire, à travers sa propre vie, ses vies. Ces vies prises par le fer.

    Puis.

    Tel le pécheur, il revint.

    Un matin tôt, il ralluma le brasier qui n’avait pas été touché.

    Il repris sa forge, ses clients, ses œuvres.

    Ses glaives et épées, boucliers et pièces d’arme, reprenaient leurs usages.

    Les combats furent à nouveau gagnés.

    Rien n’avait changé.

    Et pourtant …

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